Archive for the ‘uncategorized’ Category

[ la beauté et la crotte ]

Sonntag, Juli 25th, 2021

 

 

et alors, demanda-t-il, tu es encore sur le marché ? on
y est toujours, répondit-t-elle. et toi, georg, tu es aussi
sur le marché ? non, dis-je, moi non plus. pas du tout

ici, les papillons sont d’une beauté impressionnante. à
perte de vue, c’est la grande proximité des contrastes

j’y suis arrivé dans la vie quotidienne. on travail, on jure
et on rit ensemble. on s’approche. les prochains jours je
souscrirai le bail. enfin. oui, arriver, ça prend son temps

 
—–
 

und nun bist du also wieder auf dem markt, fragte er?
da ist man doch immer, antwortete sie. und du, georg
bist du auch auf dem markt? nein, sage ich, gar nicht

die schmetterling hier sind beeindruckend schön. und
unübersehbar nah liegen die gegensätze beieinander

bin jetzt im alltag angekommen. man arbeitet, flucht, man
lacht zusammen. lernt sich kennen. den mietvertrag gibt’s
in den nächsten tagen. ja, ankommen braucht seine zeit

 

foto: la beauté et la crotte. das schöne und die scheisse
grand mars changeant. grosser schillerfalter
(apatura iris)
kichompré, 20. juli 2021
 
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[ à la fin de l’arc-en-ciel ]

Dienstag, Mai 25th, 2021

 

 

réellement, dans ce mixage des mondes, dans un tel
pêle-mêle de mots et d’images, dans ce paysage je
me sens arrivé. enfin. hier, au téléphone: j’ai bien dit
correcture ? dit-on comme ça ? non, je voulais dire …

je jouis de cette incertitude, cette confusion qui remet
toujours à nouveau en question tout ce qui était
habitude, su, pu, cette recherche de l’orientation. un
jeu exubérant avec sens, possibilités inconnues

et comme une douleur qui s’est perdue dans le rien tu
ne me manques pas. ça aussi: inconnu, inhabitué. les
solilogues sont restés, monologues internes sans
riposte réelle. alors, pardonne-moi, s’il te plaît, mon
départ sans dernier mot en vain. regret? oui. non. oui

j’espère que tu vas également bien

 
—–
 

tatsächlich, in dieser vermischung der welten, im bunten
durcheinander der worte und bilder, in dieser landschaft
fühle ich mich angekommen. endlich. gestern am telefon:
hab ich korrektion gesagt? heisst das so? nee, ich meinte …

ich geniesse diese alles gewohnte, alles gewusste, alles
gekonnte immer wieder in frage stellende unsicherheit, die
verwirrung, das suchen nach orientierung, ausgelassenes
spiel mit noch unbekannten richtungen, möglichkeiten

und wie ein schmerz, der sich aufgelöst hat, fehlst du mir
nicht. auch das: unbekannt, ungewohnt. geblieben sind
selbstgespräche, innere monologe ohne erwiderung. nun
entschuldige bitte, dass ich fortgegangen bin ohne ein
allerletztes vergebliches wort. bedauern? ja. nein. ja

ich hoffe, es geht dir gleichermassen gut

 

foto: à la fin de l’arc-en-ciel
am ende des regenbogens
gérardmer, 22. ­mai 2021
 
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[ l’image ne colle pas. das bild stimmt nicht ]

Mittwoch, Mai 19th, 2021

 

 

… prairies de montagne. c’est le parfum des prés
 des
alpages à peine fauchés. la lueur du matin, dehors, et

cet arôme m’évoquent réellement du voralberg de mon
enfance. n’ai-je pas un jour voulu vivre dans les

montagnes?

bien sûr, il pleut à nouveau. les nuages sont suspendues
entre collines boisées. il est singulariquement silencieux
et en même temps rempli de … qu’est-ce que c’est ?

peut-être, c’est justement le son de la pluit dans les
forêts et les cluses qui, prise par petits ruisseaux, se
précipite dans la vallée en tourbillons sans fin. oui
c’est à peu près le son …

 
—–
 

… bergwiesen. es ist dieser geruch frisch gemähter
almenwiesen. das frühe morgenlicht, draussen, und
jenes aroma erinnern mich an das voralberg meiner
kindheit. wollte ich nicht immer mal in den bergen

leben?

natürlich regnet es wieder. die wolken hängen hier
tief zwischen bewaldeten höhen. es ist eigentümlich
still und gleichzeitig angefüllt mit … was ist das?

vielleicht einfach nur der klang des regens in den
wäldern und schluchten, der von schmalen bächen
aufgenommen, in unendlichen windungen wirbelnd
ins tal hinunterstürzt. ja, so in etwa klingt es …

 

foto: forêt de montagne
bergwald
gérardmer, 16. ­mai 2021
 
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[ charme caché. verborgener zauber ]

Donnerstag, Mai 13th, 2021

 

 

tomber amoureux, spontanément, ça m’a l’air different. en réalité
je suis deçu sans avoir eu de l’espoir. ou alors, silencieusement ?

à un signe de bienvenue ? quand j’arrivai, enfin, la ville semblait
abandonnée. du nord, la rue serpenta au-dessus des montagnes

un paysage de forêts fragmenté, fermes solitaires. des pentes, les
maison se rapprochent plus étroitement. une station-service, un
super-marché, blocs d’immeubles. maisons plus petites, fassades
des enjolivures fanées écroulantes sans deuil, n’importe comment
sorties du temps. une usine, là, une autre. pas d’homme, pas de
voiture, pas de mouvement. un grand silence gris, un lac à côté

évidemment la pluie tomba toujours, compagnon infatigable. le
charme caché de cet endroit me fait perdre mon premier sommeil

 
—–
 

sich spontan zu verlieben fühlt sich anders an. tatsächlich bin ich
enttäuscht ohne hoffnung gehabt zu haben. oder doch, heimlich?

auf zeichen des willkommens? als ich endlich ankam, schien die
stadt verlassen. von norden her wand sich die strasse über berge

eine zerrissene waldlandschaft, einzelne höfe. von den hängen
herab rücken die häuser dichter zusammen. eine tankstelle, ein
supermarkt, dann wohnblöcke. kleinere häuser, fassaden mit
verblichenem zierrat, zerbröckelnd ohne trauer, irgendwie aus
der zeit gefallen. da eine fabrik, eine zweite. kein mensch, kein
auto, keine bewegung. eine grosse graue stille, daneben ein see

natürlich fiel noch immer der regen, unermüdlicher begleiter. der
verborgene zauber dieses ortes raubt mir meinen ersten schlaf

 

foto: le lendemain
der nachfolgende tag
gérardmer, 13. mai 2021
 
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[ et ta vie n’est plus comme avant ]

Samstag, Mai 1st, 2021

 

 

le matin, déçu par l’absence des nouvelles attendues
impatiemment. parmis des nuées, un soleil flasque vole
au-dessus d’une mer somnolante. à midi, ouvrir la boîte
réception et instantanement, ta vie n’est plus comme
avant. faire table rase, faire sa valise et enfin c’est parti

quand je pars, ce matin, la pluie apparaît de nouveau

 
—–
 

am morgen enttäuscht über das ausbleiben der ungeduldig
erwarteten nachrichten. zwischen den wolken schwebt eine
kraftlose sonne über einem schläfrigen meer. am mittag
den posteingang öffnen und plötzlich ist dein leben nicht
mehr wie vorher. alles aufräumen, einpacken und endlich los

als ich an diesem morgen losfahre, setzt der regen wieder ein

 

foto: et ta vie n’est plus comme avant
und dein leben ist nicht mehr wie vorher
kiel, 29. april 2021
 
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[ un moment idéal. ein idealer zeitpunkt ]

Dienstag, April 13th, 2021

 

 

résister ou succomber? telle est la question, toujours, quand
il y a quelque tentations. tu as choisi ta voie et j’ai choisi la
mienne. ma place n’est plus à tes côtés. c’est de m’occuper de
mes propres besoins. c’est de sauver ma peau, mon âme, mes
rêves qui sont en vie depuis que j’étais enfant. donc, c’était le
moment idéal pour repartir chez moi, chez mon foyer, le plus
vite que possible. trouver un endroit au milieu de tous mes
vœux, au sein de ma grande famille, dispersée sur deux pays

 
—–
 

widerstehen oder nachgeben? das ist immer die frage, wenn
es versuchungen gibt. du hast deinen weg gewählt und ich
meinen. mein platz ist nicht mehr an deiner seite. es gilt, mich
jetzt um meine eigenen dinge zu kümmern. die eigene haut
zu retten, meine seele, meine träume, lebendig seit ich kind
war. schnellstens zu mir zurückzukehren, nachhause, jetzt
wäre der ideale zeitpunkt. einen ort finden in der mitte aller
wünsche, meiner grossen familie, über zwei länder verteilt

 

foto: un moment idéal
ein idealer zeitpunkt
kiel, 07. april 2021
 
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[ début silencieux. stiller anfang ]

Dienstag, Januar 5th, 2021

 

 

se réveiller sans nausées, c’est au moins à moitiée digne d’un
départ de la nouvelle année. normalement, je fais un geste de
dénégation et je dis: je m’en fous, ça ne compte pas, continuer. da

capo. mais trois pas en avant et trois en arrière, ne va pas
ici. undo undo undo et tout est comme avant. il n’y a pas de
logiciel de retouche d’images. on n’efface rien. je n’oublie pas, tu

n’oublies pas. ne retournez pas sur la case départ. ne retirez pas
d’argent. ce qu’on doit traverser, c’est qu’on a accumulé. la chance
et la casse, toute une vie. pas de retour. c’est un début silencieux

 
—–
 

ohne übelkeit aufzuwachen ist zumindest der halbwegs würdige
anfang eines neuen jahres. normalerweise winke ich da ab und
sage: ist mir egal, zählt nicht, einfach weiter so. da capo. aber

drei schritte vor und drei zurück, geht hier nicht. undo undo
undo und alles ist wie zuvor. keine digitale bildbearbeitung. hier
löscht man nichts. ich vergesse nicht, du vergisst nicht. gehe

nicht über los. zieh kein geld ein. das, wo wir durch müssen, ist
das, was wir angehäuft haben. glück und scherben, ein ganzes
leben. kein zurück. das ist der stille anfang eines neuen jahres

 

foto: début silencieux
stiller anfang
tangermünde, 25. dezember 2020
 
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[ art sur la tôle de soudage. peu ou prou ]

Dienstag, Dezember 29th, 2020

 

 

le stylo me grise, je dis, quand même je pense le
petit mais au moins troisième (troisième ?) cordial. ah !
je dis et je corrige l’erreur. je croix que la débilimence
prématurée m’attaque déjà. c’est quoi qui t’attaque ?
demande-t-il. c’est ça, je dis, on est arrivé là. il faut
que je rentre à la maison, la nuit tombe

c’est samedi et en fait nous nous sommes rencontrés
brièvement, mais maintenant nous avons poussé cet
après-midi au bord d’un gouffre en parlent et en
consomment du cordial. il fallait bien que ça finisse, je
dis. et pourquoi est-ce qu’il faut que je me souhaite
vivement un avenir heureux quand je vis un présent
veinard ?

au lieu d’être dans l’expectative sans bouger j’embellis
mes journées en bricolant. art sur la tôle de soudage. au
bout de la journée je suis cassé et content et parfois il
reste un peu d’énergie pour une soirée peu ou prou
plein d’esprit avec les amis

 
—–
 

der kugelschreiber steigt mir zu kopf, sage ich, und meine
doch eigentlich den kleinen, aber mindestens dritten (dritten?)
likör. oh, sage ich und korrigiere meinen irrtum, ich glaube
die frühdebilenz setzt schon bei mir ein. was setzt ein?, fragt
er, eben, sage ich, soweit ist es schon. ich muss nachhause
gehen, ist ja eh schon dunkel

es ist samstag. wir trafen uns eigentlich nur ganz kurz, aber
jetzt haben wir den nachmittag mit reden und likörtrinken an
den rand eines abgrunds getrieben. irgendwann, sag ich, muss
ja auch mal schluss sein. und wozu muss ich eigentlich eine
glückliche zukunft ersehnen, wenn ich doch eine glückliche
gegenwart habe?

anstatt bewegungslos abzuwarten schraube ich mir meine
tage schön. kunst am schweissblech. am ende eines tages
bin ich kaputt und zufrieden und manchmal reicht die kraft
noch für einen mehr oder weniger geistvollen abend mit
freunden

 

foto: art sur la tôle de saudage. peu ou prou
kunst am schweissblech. mehr oder weniger
kiel, 12. dezember 2020
 
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[ temps de la brume. zeit des nebels ]

Sonntag, Dezember 6th, 2020

 

 

on s’était rencontré, on était ensemble malgré la situation
covid et on a parlé de la musique, ce soir. nos préférences
étaient bien différentes. à la fin nous avons écouté la chanson
d’un chansonnier hollandais, robert long. malheureusement
en allemand (pardon, mes amis français !). je l’ai écouté
il y a presque trente ans. aujourd’hui, elle est toujours
d’actualité d’une manière ou l’autre, dans ce temps de la
brume: «abschied»°. une fois, il faut qu’on trouve, l’autre
fois, il faut qu’on perde un lien. à la fin tes préférences sont

déterminantes

 
—–
 

wir haben uns getroffen, waren zusammen trotz covid, sprachen
über musik, an diesem abend. unsere vorlieben waren ziemlich
verschieden. am ende hörten wir das lied eines holländischen
liedermachers, robert long. leider auf deutsch (verzeiht, meine
französischen freunde!). ich hörte es vor ungefähr dreissig
jahren. heute ist es immer noch aktuell, auf die eine oder andre
weise, in dieser zeit des nebels: «abschied»°. mal findest du, mal
verlierst du eine verbindung. am ende sind deine vorlieben

entscheidend

 

foto: temps de la brume
zeit des nebels
geltinger birk, 03. dezember 2020
aufnahme: hanna poddig © 2020
 
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° source externe/externe quelle: youtube. robert long © 1980
(faites attention, svp, cette pièce est cruelle et moqueuse !)
(achtung, dieses stück ist grausam schnulzig!)

[ motomontage ]

Mittwoch, November 18th, 2020

 

 

dans cet instant où j’étais disposé pour l’avenir c’est
justement celui qui ne semble plus exister. un big-bang
plus loin se trouve notre rencontre, un nouvel univers
est né, et dans mes rêves tu fais ton adieux comme des
années auparavant, encore et encore, lorsque je cours
escalier et escalier dans des maisons en évolution qui
ne me sont pas étrangères. on s’est toujours rencontrés
au mauvais endroit au mauvais moment. et perdus. le

réveil sonne

en haut, chuchote le bruillard du matin, en haut, prends
ton util en main, prends ton courage et ton marteau et la
chaleur de ta véhémence. en haut, va forger ta fortune !

 
—–
 

jetzt, da ich bereit wäre eine zukunft zu sehen, scheint es
gerade diese nicht mehr zu geben. einen urknall entfernt
liegt unsere begegnung, eine neue welt ist entstanden. in
meinen träumen verabschiedest du dich wie in jahren zuvor
wieder und wieder, während ich treppauf, treppab laufe, in
mutierenden häusern, die mir nicht fremd sind. wir haben
uns immer zur falschen zeit am falschen ort gefunden. und

verloren. der wecker klingelt

auf, flüstert der morgennebel, auf, nimm deine werkzeuge
in die hand, nimm deinen mut und deinen hammer und die
hitze deiner leidenschaft. auf, geh schmieden dein glück!

 

foto: motomontage
kiel, 16. november 2020
 
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[ couleurs de l’automne. farben des herbstes ]

Samstag, Oktober 31st, 2020

 

 

on va voir les amis, ici, et les autres manquent comme
les couleurs de l’été. on attend que quelque chose se
passe, enfin. chaque jour se reveille avec de l’espoir et
une tasse de café et tu deviens aussi délicieux comme
un canasson. vieilli. mais oui, je goûte ça. dehors, les
couleurs de l’automne et la pluie, cette pluie sans cesse

oui, tu as raison, tu es un peu hirsute, pendent ce temps

 
—–
 

man geht die freunde besuchen, hier, und die andern fehlen
wie die farben des sommers. warten, dass sich endlich etwas
tut. jeder morgen beginnt mit hoffnung und kaffee, und man
wird zauselig wie ein alter gaul. alt. doch, ich mag’s. draussen
die farben des herbstes und regen, unaufhörlich, dieser regen

ja, du hast schon recht, man wird ein wenig struppig dabei

 

foto: aux couleurs de l’automne
in den farben des herbstes
kiel, 25. oktober 2020
 
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[ quoi de neuf ? was gibt’s neues? ]

Montag, September 21st, 2020

 

 

malgré covid, j’ai dû terminer le monopoly français
tandis que je suis retourné sur la case départ en
retirant de l’argent. dans mon cas, c’est l’allocation
de chômage en allemagne. pas mal. pas perdu. mais …

ici, on porte des masques ou on ne les porte pas. on
parle de la conspiration, on parle du contraire ou
on ne parle plus. on fait les courses en avançant
en zigzag à cause de la peur ou par prudence. on
apprend à danser seul ou il faut qu’on s’en abstient

le premier août 2020, à berlin, la capitale du pays
de la folie, une manifestation «anti-corona». à la fin
dix-sept milles sont unis dans la dingue conviction
qu’ils soient un point trois millions. bien sûr, on
pense, déja connu, la mégalomanie allemande. mais
pas plus tard, le 29 août 2020, une «attaque contre
le reichstag» est organisée par les extrèmes droits

là, les têtes chauves marchent main à main avec les
dreadlocks et les châpeaux en aluminium. ils crient
«deutschland, deutschland». ils veulent récupérer
l’empire ou quelque chose de pire, ils maudissent
ou ils font un ban pour putin ou trump, c’est selon
qu’on gueule l’une où l’autre parole. et moi, je
frissonne d’effroi de plus en plus chaque jour en
triant ces amis, qui n’ont pas encore perdus l’esprit

le soleil moribond s’est pendu au ciel pleureur, est y
situé tout en bas. ici, le vent humide est toujours
froid. les feuilles deviennent jaune et rouge et brune
et tombent par terre. mince. vraiment, j’y suis revenu

 
—–
 

dank covid beendete ich, indem ich über «los» ging
und dort geld einzog, das französische monopoly. in
diesem fall das arbeitslosengeld in deutschland. das
ist nicht schlecht. nicht verloren. und dennoch …

hier trägt man masken oder man trägt sie nicht. man
spricht ganz offen von verschwörung, man spricht
vom gegenteil oder man spricht gar nicht mehr. man
erledigt seine einkäufe in schlangenlinien, aus
angst oder aus vorsicht. man lernt alleine zu
tanzen oder man muss eben darauf verzichten

am ersten august 2020 ein «anti-corona»-protestzug
in berlin, hauptstadt im land des wahnsinns. am ende
sind siebzehntausend demonstranten durch die irre
überzeugung vereint, eins komma drei millionen zu
sein. na klar, denkt man, das kennt man, deutscher
grössenwahn. aber nicht viel später, am 29. august
2020, organisieren die extrem rechten einen «sturm
auf den reichstag». da marschieren die glatzen
hand in hand mit dreadlocks und aluminiumhüten

sie schreien «deutschland, deutschland». sie wollen
ihr kaiserreich zurück oder schlimmeres, fluchen auf
putin und trump und lassen sie hochleben, je nach
parole, die gerade gebrüllt wird. mich gruselt’s von
tag zu tag mehr beim aussortieren der verbliebenen
freunde, die den verstand noch nicht verloren haben

eine sterbende sonne hat sich tief am trauernden himmel
aufgehängt. der feuchte wind ist hier immer kalt. die
blätter werden gelb und rot und braun und fallen tot
zu boden. so’n mist. ich bin wirklich zurückgekommen

 

foto: un soleil moribond. eine sterbende sonne
kiel-holtenau, 10. august 2020
 
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[ une chose, l’autre, comme d’hab. das eine, das andere, wie immer ]

Donnerstag, Mai 21st, 2020

 

 

un amour perdu, l’autre retrouvé. ça va son chemin, en

perdant, en retrouvant, en perdant de nouveau. une
chose, l’autre, comme d’hab. ainsi je m’ai donné à ma
mer, qui s’est étendue à moi avec son crâne couvert

de mousse. submerger, émerger, encore et encore

 
—–
 

eine liebe verloren, eine zurückgewonnen. das geht so

seinen weg, verlieren, wiederfinden, verlieren. das eine
das andere, wie immer. so hab ich mich meinem meer
hingegeben, das sich mir mit seinem moosigen schädel

entgegenstreckte. abtauchen, auftauchen, immer wieder

 

foto: un amour vache. eine wilde liebe
le pradet, 21. mai 2020
 
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[ you have to go on, make sure what happens ]

Montag, Mai 11th, 2020

 

 

doucement, les vagues battent contre le navire. lève-toi !
disent-elles, ton bateau dérive. ton ancienne ancre ne te
tient plus. si il y a une équipe à bord, donne la direction

lève-toi !, disent les vagues, et en route !, ton ancre a
disparue, ton bateau flotte vers le rocher, maintenant il
faut que tu mettes les voiles, que tu tiennes la barre vers
l’accalmie et le port. l’ancre est perdue, est liberée du
poids d’un bateau qui ne pouvait pas la retenir. en haut !
disent les vagues, lève-toi ! doucement, doucement, elles
tapotent leur avertissement contre le ventre plat de ton

navire. you have to go on and make sure what happens

 
—–
 

leise schlagen die wellen ans schiff. steh auf!, sagen
sie, dein boot treibt fort. dein alter anker hält dich nicht
mehr fest. ist eine crew an bord, gib eine richtung aus

steh auf!, sagen die wellen, und hoch!, dein anker ist
los, dein boot treibt auf die klippen zu, jetzt musst du
segel setzen. jetzt musst du ans steuer, die ruhigen
wasser finden und einen hafen auch. verloren ist der
anker, ledig der last eines schiffes, das ihn nicht halten
kann. auf!, sagen die wellen, steh auf!, trommeln ihre
mahnung leise, ganz leise an den flachen bauch deines

schiffes. you have to go on and make sure what happens

 

foto: je jette l’encre pour toucher le fond
ich werfe den tintenanker, um den grund zu berühren
la seyne sur mer, 12. september 2019
 
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[ le rêve est arrivé à sa fin. der traum ist aus ]

Samstag, Mai 9th, 2020

 

 

le rêve est arrivé à sa fin. tantôt, tu m’avais parlé. et
qui veux-tu dire, ai-je demandé. et là, une haute lune

argentée se dresse sur les pins endormis. les brisants
rapportent la musique et les rires d’un bateau. sous le
couvert de la nuit on célèbre la fin à venir du cachot

est-ce une solution? enchaîner, rien ne s’est passé?
tout ce qui est perdu et tous les perdus éclipser le
temps d’une grosse fête? espérer qu’on aura du bol
à nouveau, la prochaine fois, qui viendra sûrement?

qui se courbait aussi bas sans résistance, peut-il se
tenir debout désormais? peut-on vraiment déboucher
la bouteille, rire, danser, sans inventaire? dis-moi …
n’avons-nous pas tout perdu, depuis longtemps?

mes nuits sont un livre. chaque frayeur tourne une
page. et, je t’ai questionné, as-tu pensé à nous?

avant je trouvais la réponse au clair de lune qui déverse
son argent sur les pins endormis. à présent je me
réveille avec le coeur qui palpite et les mains endolories
accrochées à je ne sais quoi. le rêve est arrivé à sa fin

 
—–
 

der traum ist aus. du hattest mit mir gesprochen, eben
noch. wen meinst du eigentlich, so fragte ich. und dort

steht ein hoher mond silbern über den schlafenden
kiefern, mit der brandung wogt musik und gelächter
übers meer heran. im schutze der nacht feiert man
auf einem boot das kommende ende dieses kerkers

ist das eine lösung? einfach weitermachen, nichts
ist geschehen? alles, was verloren, alle verlorenen
mit einem grossen fest vergessen? hoffen, dass wir
weiter glück haben, beim sicheren nächsten mal?

wer sich ohne widerstand so tief gebeugt hat, kann
der aufrecht weiterleben? geht das, eine neue flasche
entkorken, lachen, tanzen, ohne inventur? du, sag
mir, haben wir vielleicht lange schon alles verloren?

meine nächte sind ein buch. jedes erschrecken schlägt
eine seite auf. und, fragte ich, hast du an uns gedacht?

früher fand ich antwort im licht des mondes, sein silber
ausgiessend über schlafende kiefern. nun erwache ich
klopfenden herzens, meine hände halten schmerzhaft
woran ich mich nicht erinnern kann. der traum ist aus

 

foto: dans la nuit
le pradet, 27. april 2020
 
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[ si les culs viennent te voir pendant la nuit. wenn die ärsche dich nachts besuchen kommen ]

Sonntag, April 26th, 2020

 

 

la vie tourne en ronds et m’a laissé des couleurs qui
décorent mes nuits bariolées et vives. là, chacun que
j’ai jamais rencontré vient me voir comme un ami

parfois aussi les culs. hélas ! j’aurais été tracassé
hier. aujourd’hui, ma maison a des murs forts avec
fenêtres, portes, toutes ouvertes et pleine de vie

mais le jour je n’arrive pas à redonner les feuilles
aux arbres. personne ne peut ni ôter les mots de ton
livre, ni parvenir à modifier les faits vers ton propre
désir. ça ne colle pas. that doesn’t match. das passt

nicht. si la confiance est absente comme l’amour, il
n’y a pas de foyer. j’aurais été tracassé, hier. je
vis au paradis, maintenant, sans le ciel ni la terre

 
—–
 

das leben dreht sich im kreis, hat farben dagelassen
die meine nächte bunt und grell gestalten. da kommt
wer jemals mir begegnet war, als ein freund ins haus

manchmal auch die ärsche. leider. gestern noch wäre
ich beunruhigt. heute hat mein haus starke wände mit
fenstern, mit türen, alles ist weit geöffnet, voller leben

am tage jedoch kriege ich die blätter nicht zurück an
die bäume. niemand kann dein buch leer schreiben
und die dinge lassen sich nicht beliebig zu deinem
ende biegen. das passt nicht. that doesn’t match. ça

ne colle pas. wo vertrauen, ja, wo liebe fehlt, mangelt
es an heimat. gestern noch wäre ich beunruhigt. jetzt
wohne ich in einem paradies ohne himmel und erde

 

foto: si les culs viennent te voir
wenn die ärsche dich besuchen kommen
la seyne sur mer, 23. september 2019
 
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[ ce qui se cache derrière les autres. was hinter den dingen verborgen ist ]

Freitag, April 24th, 2020

 

 

il avait l’impression de se pencher dans le feu. d’empoigner. de
déchirer. de faire éclater sous la flamme et d’évacuer l’absurde
problème. s’il n’y a pas de solution, eh bien, il n’y a plus de
problème non plus. (…) toutes choses en leur temps. oui. temps
d’abattre et temps de bâtir. oui, temps de se taire et temps de
parler. oui, tout ça. mais quoi d’autre? quoi d’autre? quelque
chose? quelque chose?

de: «fahrenheit 451», ray bradbury (1953)

 

soudain les anciennes questions sont posées de nouveau
quand ton monde est sur la tête. il vaut mieux connaître des
réponses. pas regarder fixement le feux jusqu’à la cendre

se mobiliser. être en vie. partir au lieu de caresser un faux
rêve. être fiable. allumer le contre-feu. avoir l’espoir. trouver
le but. trouver le temps. ce qui se cache derrière les autres

les détours que nous prenons pour nous aimer, tu ne les
trouves pas toi aussi étrange? je me souhaite ça différement. le
mal a eu son temps. sans cesse détruire ! désormais … bâtir ?

 
—–
 

er hatte den eindruck, sich ins feuer hineinzubeugen. es zu
packen und zu zerreissen. es unter der flamme zerplatzen
zu lassen und das absurde problem herauszuholen. wenn
es keine lösung mehr gibt, na gut, dann gibt es auch keine
probleme mehr. (…) alle dinge zu ihrer zeit. ja. die zeit zum
kämpfen und die zeit zum aufbauen. ja. zeit zu schweigen
und zeit zum reden. all das. aber was weiter? was weiter?
irgendwas? irgendwas?

aus: «fahrenheit 451», ray bradbury (1953)

 

eine zeit, da schlagartig deine welt auf den kopf gestellt
ist, wirft alte fragen neu auf. besser, schon antworten zu
kennen. nicht ins feuer starren bis zur asche. handeln

präsent sein. weggehen statt wegwünschen. verlässlich
sein. ein gegenfeuer anzünden. hoffnung haben. ein ziel
finden, zeit. hinter allen dingen verbergen sich andere

findest du nicht auch, dass wir seltsame wege gehn, um
uns zu lieben? anders wäre mir lieber. ja, unser übel hatte
seine grosse zeit. so viel zerstören. ab jetzt … aufbauen?

 

foto: ce qui se cache derrière les autres
was hinter den dingen verborgen ist
le pradet, 24. april 2020
 
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[ une brandille de jasmin. ein zweig vom jasmin ]

Montag, April 20th, 2020

 

 

puis elle parut de se souvenir de quelque
chose, revint sur ses pas et posa sur lui
un regard plein d’étonnement et de curiosité.

«est-ce que vous-êtes heureux ?» dit-elle. «est-ce
que je suis quoi ?» s’écriat-il, mais elle était déjà
partie, courant dans le clair de lune

de: «fahrenheit 451», ray bradbury (1953)

 

en réalité nos rôles sont changés. c’était moi, qui
t’interrogeai et toi, qui eut disparu. mais tu n’as
pas criéé, non, tu es restée calme et à présent la
lune noire est cachée derrière des nuées, d’où
ton silence gris s’impose pendant quelques jours

cette nuit, j’ai rompu une brandille de jasmin de
la haie de quelqu’un d’autre, m’ensorcelant de son
arôme d’avenir et de communauté, léger et difficile

ce matin, je l’ai jeté. naturellement il ne pouvait
pas tenir sa promesse. naturellement il n’en a
jamais fait. naturellement il exhalait cette odeur
familière, suintant la perte, évaporant la traîtrise
puant la vieillesse comme ces tristes fantômes
mortuaires, à la recherche de leur temps passé

 
—–
 

dann schien sie sich an etwas zu erinnern,
kam einige schritte zurück und betrachtete ihn
mit einem blick voller erstaunen und neugier.

«sind sie glücklich?» fragte sie. «bin ich was?»
rief er aus, aber da war sie schon davon, im
mondlicht verschwunden

aus: «fahrenheit 451», ray bradbury (1953)

 

in wirklichkeit sind unsre rollen verändert. ich, der
fragte, und du, die verschwunden ist. aber du bist
nicht laut geworden, nein, sondern still, und mein
schwarzer mond verbirgt sich hinter wolken, aus
denen seit tagen grau dein schweigen herabfällt

in jener nacht brach ich aus fremder hecke einen
zweig vom jasmin, mich betörend mit dem aroma
voll gemeinsamkeit und zukunft, leicht und schwer

heute morgen musste ich ihn wegwerfen. natürlich
konnte er sein versprechen nicht halten. natürlich
hatte er auch nie eines gegeben. natürlich stank er
enttäuschend altbekannt, unerträglich nach verlust
und nach verrat, so sauer stinkend wie trauernde
friedhofsgespenster auf der suche nach ihrer zeit

 

foto: une brandille de jasmin. ein zweig vom jasmin
le pradet, 17. april 2020
 
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[ errer dans la nuit. streifzug durch die nacht ]

Samstag, April 18th, 2020

 

 

«du streifst durch die nacht wie’n flüchtling»

«ja, so ein bisschen. diese nächte haben
böse augen. ich tue gut daran, mich in
meinem eignen schatten zu verbergen.»

 
et je prends le chemin sûr, en gardant tes mots
dans le creux des mains, un écho, un trésor, un
secret, voire même une touche de ton amour

dans la grotte de la nuit tu m’allumes les feux

 
—–
 

«tu erre dans la nuit tel un fugitif»

«oui, c’est quelque peut comme ça. ces
nuits ont des yeux hostiles. j’ai intérèt
à me cacher dans ma propre ombre»

 
und ich nehme den sicheren weg, bewahre deine
worte in meinen hohlen händen, ein widerhall, ein
schatz, ein geheimnis, sogar ein hauch von liebe

in der höhle der nacht zündest du meine feuer an

 

foto: «tu erre dans la nuit tel un fugitif»
„du streifst durch die nacht wie’n flüchtling“
le pradet, 17. april 2020
 
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[ l’un de ces jours. einer jener tage ]

Freitag, April 17th, 2020

 

 

aujourd’hui, c’est l’un de ces jours où je pouvais
taper le clavier par des orteils en avoir le même
échec. les phrases sont croisées, enfermées dans
ma tête tandis qu’il y a autant de choses à dire

au lieu de cela, je parle au téléphone tout le jour
«mes» français emprisonnés ici et là, avec «mes»
allemands qui ne sont pas encore si emprisonnés

plus que prévu, écouter éternellement la même
lamentation quotidienne me corrode. et aussi
l’attente de nouvelles de ceux qui ne répondent
pas. cette incertitude consume mon intérieur …
 

d’être proche, c’est essentiel. la distance de sécurité
contre le confinement. l’échange. à chaque bouche
une oreille, un coeur. ton coeur, ton oreille, ta bouche

il y a les jours difficiles. le soir, je me sens bourré
et renversé. vidé. abandonné. puis je souhaite notre
retour au paradis de rêves, toi et moi, en tête à tête

oui, je veux t’avoir dans mon jardin, coude à coude
à table, dans mon lit. voilà tu lèves l’ancre, voilà tu
mets les voiles, voilà tu quittes ton port de sécurité
 

s’il te plaît, c’est un de ces jours où je pouvais taper
aussi mal que d’habitude avec mes orteils. elles sont
croisées dans la tête, les phrases. elles ne veulent pas
sortir. j’aurais aussi besoin de mots d’encouragement

 
—–
 

heute ist einer jener tage, an denen ich bei ebenso
grossem misserfolg auch mit meinen zehen tippen
könnte. die sätze sitzen quer im kopf, sie kommen
nicht heraus. dabei gäbe es doch so viel zu sagen

stattdessen telefoniere ich seit tagen stundenlang
mit «meinen» eingesperrten franzosen hier und dort
mit «meinen» noch nicht so eingesperrten deutschen

täglich das gleiche jammern über immer gleiches
anzuhören, greift mich mehr an als erwartet und
das warten auf nachricht von denen, die sich nicht
melden. die ungewissheit frisst mich von innen auf …
 

sich nah zu sein ist jetzt gefordert. der sichere kontakt
gegen die gebote der vereinzelung. austausch. jedem
mund ein ohr, ein herz. dein herz, dein ohr, dein mund

doch gibt es die schweren tage. abends fühle ich mich
übervoll. ausgeleert. ausgeschüttet. allein gelassen. da
wünsch ich dir und mir mein gedankenparadies zurück

dann will ich dich in meinem garten haben, an meinem
tisch, in meinem bett. da lichtest du anker, da ziehst du
die segel auf, da lässt du hinter dir den sicheren hafen
 

bitte entschuldige. heute ist einer dieser tage, an denen
ich genauso schlecht wie sonst mit meinen zehen tippen
könnte. die sätze sitzen quer in meinem kopf, sie wollen
nicht heraus. auch ich brauchte worte der ermutigung

 

foto: zehnzehenschreiben
méthode podiographique
le pradet, 16. april 2020
 
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