[ points de vue. ansichtssachen ]

April 5th, 2020

 

 

une personne bien intentionnée m’a gentillement conseillé
de m’abstenir des „ruptures difficiles“. c’est-à-dire la fin de la
ligne qui est – en général – fixée dans mes nouveaux textes

je lui ai dit: mets ton portable en mode „bureau“. mes textes
ont une taille particulière et cette taille appartient au texte

dit-il, que c’était trop compliqué et il y aurait des régles que
l’exploitant de site doit suivre. et ainsi de suite. il a fait des
allers et retours et à la fin il me semblait vexé: „fin + quit“

 
si l’un ou l’une de vous ressent la même, écoutez bien, car
je fais comprendre ma chose finalement, pour tout le monde:
 
c’est un blog littéraire. vous n’êtes pas sur la page d’info
du gouvernement ou sur l’un des magazine facile à lire. il
y a un chemin particulier. ici, c’est peint avec les mots. ici
chaque trait et chaque point a un sens, un paysage, une
mélodie. et si vous ne voulez pas ou vous ne pouvez pas
utiliser votre mobile de telle sorte, que votre fin de la
ligne est située à la fin de la mienne, alors vous avez un
problème. c’est juste si vous n’enlèvez pas vos lunettes au
cinéma ou juste si vous ne sortez pas les écouteurs des
oreilles ou l’appareil de la merde dentaire pour baiser

vous pouvez faire tout cela, naturellement, parce que vous
vous trouvez telllllement extraordinaire. oui, je m’en fiche:
faites-le. restez tels comme vous êtes habituellement. mais …
 
… dans cet hôtel gratuit vous faites votre propre tartine
petit déjeuner. ici, il n’a y pas de saucisse dans le frigo
et dans toute la maison vous ne trouverez pas de porno
la nuit. quand vous vous réveillerez le matin, vos caleçons
sales ne seront pas lavés et ils ne seront pas repassés !

 
tout est-il règlé avec nos vues, maintenant? alors, je vous
souhaite un voyage passionnant à travers mon blog. si
vous le préférez plus simple, il vaut mieux que vous soyez
sortis maintenant. mais, s’il vous plaît, ne pleurez pas
sur moi, comme vous ne vous débrouillez pas avec votre
dernier smartphone, espèce de con, car je m’en fous !

 
—–
 

es hat sich ein gutmeinender bei mir gemeldet und freundlich
geraten, ich solle auf „die harten unbrüche“ verzichten. also
auf das zeilenende, das bei meinen texten fest vorgegeben ist

hab ich ihm geantwortet: stell dein handy auf „desktop-ansicht“
um. meine texte haben eine form und die form gehört zum text

sagt er, das sei zu kompliziert und es gäbe regeln, an die man
sich als seitenbetreiber zu halten habe. und so weiter. es ging
’ne weile hin und her, am ende schien er beleidigt: „ende + out“

 
falls irgendeine/r von euch das ähnlich sieht, dann höre er/sie
jetzt gut zu, denn ich mache mein ding endgültig für alle klar:
 
dies ist ein literarischer blog. du bist hier nicht auf der infoseite
deiner regierung oder einer der leicht lesbaren magazine. hier
gehst du einen weg. hier ist mit worten gemalt. hier macht jeder
strich, jeder punkt einen sinn, eine landschaft, eine melodie. und
wenn du nicht willens oder in der lage bist, dein smartphone so
zu nutzen, dass dein zeilenende am ende meiner zeile liegt, dann
hast du ein problem. so wie du ein problem hast, wenn du im
kino deine sonnenbrille nicht abnimmst, deine ohrstecker nicht
raus- und beim küssen deine verdammte zahnspange drinlässt!

all das kannst du natürlich tun, weil du dich waaahnsinnig geil
findest. von mir aus: mach das. bleib wie du immer bist. aber …
 
… in diesem gratishotel schmierst du dir deine frühstücksstulle
selbst. hier liegt keine wurst im kühli. im ganzen haus findest
du keinen porno zur nacht und wenn du morgen früh aufwachst
sind deine dreckigen unterhosen nicht gewaschen und gebügelt!

 
ist jetzt alles geklärt, mit unseren ansichten? dann wünsche ich
dir eine spannende reise durch meinen webblog. hast du’s lieber
schlichter, solltest du besser längst wieder gegangen sein. aber
heul mich nicht voll, weil du mit deinem neusten smartphone nicht
klar kommst, du depp, denn mich interessiert das nicht die bohne!

 

foto: ansichtsache °
le pradet, 05. april 2020

 
°  note à l’inconnu / hinweis an unbekannt:
„entschuldige bitte!“ und „danke!“ für diese satire. ich mag dich trotzdem
„désolé !“ et aussi „merci !“ pour ce texte satirique. je t’aime toujours

 
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[ trier. mülltrennen ]

April 4th, 2020

 

 

en allemagne, le taux de mortalité continue d’augmenter
lentement. la stratégie de retardement de l’infection du
gouvernement porte ses fruits. comme prévu, ce sont
principalement les plus agés qui meurent dans leurs
maisons de retraite et de soins à moins qu’ils n’aient pas
accés l’un des rares respirateurs. pour ceux, qui s’étouffent
lentement, leur pays d’origine dispose une solution bon
marché: la morphine. comme les drogues rendent la vie
belle en privé et maintenant officiellement aussi la mort

qu’est-ce qui compte, lorsque l’air s’épuise? qu’est-ce
qui pèsera le plus pour être en mesure de survivre?
l’âge, l’origine, le sexe et la position sociale, le poids
politique ou simplement l’argent? les copains? la corde?
un appel d’urgence aux membres du même parti et …?

personne ne demande aux anciens eux-mêmes, quel
dernier adieu ils ont souhaité, s’il était vraiment venu?
et cette réponse humaine, peut-elle peser contre les
arguments importants d’un état à vocation économique?

l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté la terre de
ma naissance: si il s’agit de l’humanité, je ne lui fais pas
confiance. mais après tout … l’humanité ! il faut qu’on
abime ce mot du vocabulaire. le pays montre sa nouvelle
orientation et sa nouvelle logique de l’utilisation par
des miracles linguistiques fous: „culture allemande de
référence“, „capital humain“ et „période d’accoutumance
de pauvreté“. honteusement, nous étendons le verbe
à la mode „trier“ du niveau actuel de signification:

vieux, pauvre, déchet? peut aller !

 
—–
 

in deutschland steigt die sterbezahl noch langsam. die
taktik der regierung zur verzögerten ansteckung zeigt
erste erfolge. wie erwartet, sterben vor allem die alten. in
alten- und pflegeheimen, sofern sie nicht einen der zu
wenigen beatmungsplätze ergattern können. für die
langsam erstickenden hält ihre sparsame heimat eine
billige lösung bereit: morphium. denn drogen machen
privat das leben schön, amtlicherseits auch das sterben

was zählt, wenn die luft knapp wird? was wird dann mehr
wiegen, um überleben zu dürfen? alter, herkunft, geschlecht
und soziale stellung, politisches gewicht oder einfach geld?
kumpanei? seilschaft? ein anruf bei den genossen und …?

fragt niemand die alten selbst, welchen abschied sie sich
wünschten, ist er wirklich unausweichlich geworden? und
kann die menschliche antwort gewicht haben gegen die
argumente eines an der wirtschaft ausgerichteten staates?

einer der gründe, warum ich das land meiner geburt
verliess: geht es um menschlichkeit, traue ich ihm nicht
über den weg. und überhaupt … menschlichkeit! dieses
wort gehört aus dem sprachschatz herausgestrichen. das
land zeigt mit irren sprachwundern seine neue ausrichtung
und verwertungslogik: „deutsche leitkultur“, „humankapital“
und „armutsgewöhnungsgrenze“. voll scham erweitern wir
den modebegriff „mülltrennen“ um die aktuelle bedeutung:

alt, arm, ausrangiert? kann weg!

 

foto: trier. mülltrennen °
le pradet, 05. april 2020

°  note / hinweis:
das foto wurde gestellt. der hase war einverstanden
la photo a été fourni. le lapin était d’accord

 
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[ la liberté et les pieds nus. die freiheit und die nackten füsse ]

März 29th, 2020

 

 

avec un saut sur le côté et en me baissant, je me sauve
d’un contrôle. les deux flics qui passent, regardaient dans
la mauvaise direction. voilà, cela c’est encore bien passé

au bas de la colline, un couple agé vient vers moi et nous
nous saluons amicalement au loin d’un côté de la rue

quoi? me demande l’homme à moitié horrifié, à moitié excité
et me montre mes jambes. oui, je réponds, la liberté, c’est
de la merde, mais on peut la trouver toujours aux pieds nus

 
il y a quelques jours, juste après le dernier resserrement du
couvre-feu, nous sommes disputés sur la question de savoir
si je pouvais emmener un enfant pour faire des courses, sans
être son père. nous sommes en danger, que le virus d’état
nous a fait craquer. si nous abandonnons l’évidence sans
nous battre et volontairement, nous avons déja perdus

ps:
quand j’écris ceci et j’essaie de trouver les bon mots pour
la traduction, nous préparons une playlist avec ces chansons
que nous voulons faire passer du balcon au quartier les soirs
suivants, à partir de 20h. dès que j’aurai fini ici, j’essaierai
de me faufiler dans ma grotte à l’abri dans l’obscurité, sans
être vu de trois caméras de surveillance. aujourd’hui, une
vie clandestine est beaucoup plus difficile qu’auparavant

 
—–
 

mit einem sprung zur seite und tief wegduckend rette ich
mich vor einer kontrolle. die zwei vorbeifahrenden bullen
schauten in die falsche richtung. nochmal gut gegangen

unten am berg kommt mir ein älteres paar entgegen und
wir grüssen uns freundlich im abstand einer strassenseite

„was?“ fragt der mann halb entsetzt, halb begeistert und
deutet auf meine beine. „ja“, sage ich, „der freiheit geht’s
beschissen, aber barfuss, da kann man sie noch finden“

 
vor wenigen tagen, gerade nach der letzten verschärfung
der ausgangssperre, stritten wir über der frage, ob ich ein
kind mit zum einkaufen nehmen kann, wenn ich nicht der
vater bin. wir laufen bereits gefahr, dass dieser staatsvirus
uns klein kriegt; wenn wir das selbstverständliche kampflos
und freiwillig aufgeben, dann haben wir schon verloren

ps:
während ich dies schreibe und mich bemühe, die richtigen
worte für die übersetzung zu finden, stellen wir eine playlist
zusammen mit jene chansons, die wir an den kommenden
abenden ab 20 uhr vom balkon aus in unser viertel herunter
klingen lassen wollen. sobald ich hier fertig bin, werde ich
im schutz der dunkelheit an drei kameras vorbei ungesehen
zu meiner höhle zurückzuschleichen versuchen. heutzutage
ist klandestines leben weit schwieriger, als schon gewohnt

 

foto: la liberté et les pieds nus
die freiheit und die nackten füsse
le pradet, 29. märz 2020
 
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[ quand l’avenir est une question du bonheur. wenn die zukunft eine frage des glücks ist ]

März 24th, 2020

 

 

hier, j’ai échoué en essayant regarder le discours télévisé de
la chancelière allemande, mme merkel. ne pas supportant son
sang-froid, j’ai lu le texte officiel du 18/03/2020. son discours
détourne du fait, désormais bien connu, que le bundestag en
a eu connaissance plus tôt. ma question rhétorique: ce texte
depuis quand était-il prêt dans le tiroir de la chancelière?

il est vraiment difficile de refléter un nombre prévu de plus de
sept millions et demi de victimes. surtout lorsque les chances
d’éviter sont considérées tellement faibles. mais quand, trois
bonnes semaines après l’annoncement du report, le service de
presse du bundestag constate succinctement „(…) en outre
certaines analyses de risque (…) pourraient être éffectuées, si
le scénario recherché l’exige d’une vue technique“, alors je me
demande, de quelle ampleur est le manque de compassion et
de l’intérêt pour les semblables à la vue de sept millions et demi
de victimes prévus, pour partenir à une telle conclusion; et
si la distance entre l’état et la socièté est insurmontable

selon mme merkel dit: „l’état continuera à fonctionner“. mais
cette vie, qui grandit et se dévelope chez les membres individuels
d’une société est son âme et son avenir. l’état n’a qu’une fonction
serviteur et ne doit pas agiter indépendamment contre elle. donc
nous devrons redéfinir la relation entre l’état et la société de
nouveau, à l’avenir

l’histoire de l’allemagne nous apprend que ceux qui veulent
exécuter le pouvoir ne doivent pas en avoir la possibilité

pendant mes années universitaires, j’ai participé assez
longtemps à la recherche sur les écosystèmes pour pouvoir
confirmer aujourd’hui: si un modèle est bien fait, il peut
se rapprocher de la réalité de la vie. l’évolution actuelle de
la propagation de COVID-19 / SARS-CoV-2 en allemagne
est malheureusement trés proche des hypothèses de base
de ce modèle auquel le „rapport sur l’analyse des risques“ se
réfère. hélas! deux facteurs plutôt peu scientifiques peuvent
aider tous les concernés. le premier est qu’on a baclé le
travail pour le rapport. le second: le bonheur

de tout mon cœur, je vous souhaite, où que vous soyez, le
bonheur et l’espoir sans fin que nous survivrons dans l’amour
et la solidarité. à l’avenir, nous devrons changer les choses

 
—–
 

gestern scheiterte ich am versuch, die fernsehansprache der
deutschen kanzlerin anzuschauen. ihre kaltschnäuzigkeit nicht
ertragend, las ich statt den offiziellen text vom 18.03.2020. ihre
rede lenkt von der inzwischen bekannten tatsache ab, dass der
bundestag frühzeitig bescheid wusste. meine rhetorische frage:
seit wann lag dieser text fertig in der schublade der kanzlerin?

es ist eine schwierige aufgabe, eine prognostizierte zahl von
über siebenkommafünf millionen opfern zu reflektieren; vor
allem, wenn die chance als gering beziffert wird, daran etwas
ändern zu können. wenn gut drei wochen nach bekanntgabe
des berichts aber die pressestelle des bundestages lapidar
vermerkt, „(…) ergänzend könnten einige risikoanalysen (…)
durchgeführt werden, sofern das untersuchte szenario dies
fachlich erfordert“, dann frage ich, wie gross der mangel an
mitgefühl und wie verkümmert das interesse am mitmenschen
angesichts siebenkommafünf millionen prognostizierter opfer
sein muss, um zu einem derartigen schluss zu kommen; wie
unüberbrückbar die entfernung zwischen staat und gesellschaft

merkel sagt: „der staat wird weiter funktionieren“. aber jenes
leben, das in den einzelnen gliedern einer gesellschaft wächst
und sich entwickelt, ist ihre seele und ihre zukunft. der staat
hat nur eine dienende aufgabe und darf nicht eigenständig
gegen sie handeln. also werden wir das verhältnis zwischen
staat und gesellschaft in der zukunft neu definieren müssen

die geschichte deutschlands lehrt uns, dass jene, die macht
ausüben wollen, dazu keine gelegenheit bekommen sollten

während meiner universitätsjahre war ich ausreichend lange im
bereich ökosystemforschung beschäftigt, um heute konstatieren
zu können: wenn ein modell gut gemacht ist, kann es nahe an
die lebenswirklichkeit herankommen. die derzeitige entwicklung
der ausbreitung von COVID-19 / SARS-CoV-2 in deutschland
kommt leider sehr nahe an die grundannahmen jenes modells
heran, die dem „bericht zur risikoabschätzung“ zugrunde gelegt
wurden. leider. was allen betroffenen noch helfen kann, sind
zwei recht unwissenschaftliche faktoren. der erste ist, dass für
diesen bericht schlampig gearbeitet wurde. der zweite: glück

 
ich wünsche euch, wo immer ihr auch seid, von herzen glück und
die nie versiegende hoffnung, dass wir diese zeit überstehen in
liebe und solidarität. in zukunft müssen wir die dinge ändern

 

scan: pressetext der dtsch. bundesregierung vom 29.01.2013
quelle: bundestag.de/presse/hib/2013_01/02-252232
 
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[ des rues vides. leergefegte strassen ]

März 21st, 2020

 

 

grâce à mr macron, glorieux premier et principal balayeur de la
france, les allées et les plâges sont aussi vides le jour, même
le week-end. mais quand la nuit descend sur son pays muet …

 
ce soir, à 20 heures précises, sous le couvert de l’obscurité, les
gens se rassembleront à nouveau sur les balcons, dans les jardins
ou dans les rues pour applaudir, siffler ou klaxonner en l’honneur
de tous les soignants de ceux qui souffrent du virus corona

 
la population francaise a été sensibilisée à la menace actuelle sous
le nom COVID-19. ce nom est composé d’une abbréviation pour
„corona“ et l’année de sa première apparition (2019). c’est un
virus du SARS qui a maintenant identifié comme le SARS-CoV-2

cépendant cet agent pathogène étais déja connu en 2003 comme
„première pandémie du 21. siècle“ et „un exemple d’avertissement
pour la propagation rapide d’une maladie dans le monde en réseau
et globalisé“.

en allemagne, on a réagit. après dix ans. l’ancien gouvernement
fédéral a commandé le „rapport sur l’analyse des risques en matière
de la protection de la population 2012″ (drucksache 17/1205 du
03/01/2013). il prévoit, que tout la région de l’allemagne et tous
les groupes de la population seront touchés dans la même mesure
à savoir „sur une période de trois ans, dans trois vagues distinctes
avec un nombre immense élévé de victimes“. c’est tout. au lieu
d’une augmentation du système d’approvisionnement et de
dispositions spéciales pour les catastrophes, je ne connais que
le contraire. dix ans après un premier „coup de semonce“ par le
virus, seule une enquête est présentée qui a pour conséquence
d’accepter un nombre immense de victimes, sans résistance

 
ce soir, à vingt heures, les gens sont à nouveaux sur leurs
balcons, dans les jardins où dans les rues de tout la france. on
ne peut plus les ignorer. avec ceux, qui offrent un tel signe de
résistance à un gouvernement qui les a longtemps menacé et
ignoré et trahis, augment chaque jour: „morituri te salutant !“   °

 
—–
 

dank jenes glanzvollen ersten und obersten strassenkehrers
frankreichs, herrn macron, sind am tage die alleen und strände
des landes wie leergefegt, sogar an einem wochenende. doch
wenn die nacht sich leis‘ über sein stillgemachtes land senkt …

 
auch heute abend, punkt zwanzig uhr, werden sich im schutz
der dunkelheit auf den balkonen, in den gärten oder auf den
strassen erneut menschen versammeln und klatschen, pfeifen
oder hupen zur ehre all jener, die an corona erkrankte pflegen

 
der französischen bevölkerung wurde die heutige bedrohung
unter dem namen COVID-19 bekannt gemacht. der name
setzt sich zusammen aus einem kürzel für „corona“ und der
jahreszahl seines ersten erscheinens (2019). es handelt sich
um einen SARS-virus, der nun als SARS-CoV-2 identifiziert
werden konnte. der SARS-erreger wurde allerdings schon im
jahr 2003 als „erste pandemie des 21. jahrhunderts“ bekannt
und so „ein warnendes Beispiel für die rasche Ausbreitung
einer Krankheit in der vernetzten, globalisierten Welt“

in deutschland wurde reagiert. nach zehn jahren. die einstige
bundesregierung liess einen „bericht zur risikoanalyse im
bevölkerungsschutz 2012″ erstellen (drucksache 17/1205
vom 03.01.2013). darin wird prognostiziert, „die gesamte
fläche deutschlands und alle bevölkerungsgruppen“ seien
„in gleichem ausmass“ betroffen, und zwar „über einen
zeitraum von drei jahren mit drei voneinander getrennten
wellen mit immens hohen opferzahlen“. das war’s. statt
einem verstärkten ausbau des versorgungssystems und
von besonderen vorkehrungen für den katastrophenfall
ist mir nur gegenteiliges bekannt. zehn jahre nach einem
ersten „warnschuss“ durch den corona-virus wird eine
untersuchung vorgelegt, die zur folge hat, dass immense
opferzahlen ohne gegenwehr in kauf genommen werden

 
heute abend, zwanzig uhr, stehen wieder menschen auf
balkonen, in gärten und auf strassen in ganz frankreich. sie
sind unüberhörbar. mit ihnen wächst die zahl jener an, die
so ein tägliches zeichen des widerstands setzen gegen eine
regierung, von der sie sich lange bedroht, missachtet und
verraten fühlen: „morituri te salutant!“   °

 

foto: des rues vides. leergefegte strassen
le pradet, 21. märz 2020

 

°   „les condamnés vous saluent !“
    „die todgeweihten grüssen dich!“

 

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[ balance-tout ! schmeiss weg! ]

März 20th, 2020

 

 

que sont la mer, les forêts, les montagnes de la france?
un rien en regard du grand danger, qui menace de vous
tomber de toutes ouvertures dans les nuages, français!

la grande nation se rafraîchit sur l’horizon sans limite des
uniformés et avec coeur aimant elle renonce à sa liberté
personnelle. les français d’aujourd’hui savent bien qu’ils
sont trop petits, trop bêtes, trop déraisonnables pour se
comporter adapté à la menace quotidienne du COVID-19
aka SARS-CoV-2. décomplexé, l’idiot moyen divise son vin
et son from en grand cercles comme d’hab et il constitue en
principe un danger pour lui-même et pour tout l’héxagone
– mais qu’est-ce que je dis-là? – pour tout le monde! il est
vraiment content d’avoir un président qui agit avec raison
et considération et qui est toujours altruiste, toujours en
train de préparer quelque chose pour le bien de la france:

la raison fait appel là ou la déraison règne

la france remercie. la france sert. humblement, la france
s’incline bas et jette ses grands idéales dans la merde

 
—–
 

was sind das meer, die wälder, die berge frankreichs?
ein nichts angesichts der grossen gefahr, die aus jeder
wolkenlücke auf dich herabzustürzen droht, franzose!

la grande nation labt sich am grenzenlosen horizont der
uniformierten und verzichtet liebenden herzens auf seine
persönliche freiheit. der franzose, die französin von heute
weiss, dass er/sie zu klein, zu dumm, zu uneinsichtig ist
um sich gegenüber der täglichen bedrohung durch den
virus COVID-19 aka SARS-CoV-2 zu verhalten, wie es
angemessen wäre. der durchschnittsidiot teilt wein und
käse enthemmt im grossen kreise wie gewohnt und ist
im grundsatz schon eine gefahr für sich selbst und das
heutige frankreich – aber was sage ich da? für die ganze
welt! er/sie ist glücklich und zufrieden einen mit vernunft
und rücksicht agierenden präsidenten sein eigen nennen
zu können, der uneigennützig stets das wohl frankreichs
im schilde führt:

vernunft appelliert, wo unvernunft regelt

frankreich dankt. frankreich dient. frankreich duckt sich
untertänigst und wirft seine grossen ideale in den dreck

 

foto: balance tout ! schmeiss weg!
le pradet, 18. märz 2020

[ vie à la plage. strandleben ] °

März 19th, 2020

 

 

hier, un repos idyllique à la plage. sur la photo, on ne
voit pas l’hélicopter qui passait de temps à temps en
patrouille à basse altitude. ou la distance entre les
quelques personnes qui se trouvent sur la plage. et
les patrouilles des gendarmes. et la rigidité taciturne
lorsque les gens se rencontrent. quand je retournais
au parking pour récupérer mon vélo, les gendarmes
ont contrôlé un chauffeur de camion étranger et lui
donnaient un ultimatum pour sortir rapidement. j’ai
attiré l’attention aux marcheurs en approche sur les
deux flics. avec des remerciements ils changaient
leur chemin
 
à compter d’aujourd’hui, les mésures coercitives du
gouvernernent ont été renforcées et les sanctions
ont été aggravées. aussi les visites à la plage sont
interdites. le danger d’infection sur une plage déserte
est probablement une menace particulière pour l’état
 
pendant les prochains mois, peut-être, je ne pourrais
pas chercher ni ne trouver de travail. mais je sais
écrire. que la situation oblige. bon et pas bon

 
—–
 

eine idyllische ruhe am strand, gestern. nicht auf dem
bild zu sehen ist der hubschrauber, der von zeit zu zeit
auf patrouille im tiefflug vorbeikam. oder der abstand
zwischen den wenigen menschen am strand. und die
polizeistreifen. die wortkarge steifheit, wenn menschen
sich begegnen. als ich später zum parkplatz zurück zu
meinem fahrrad kam, kontrollierten polizisten einen
ausländischen lastwagenfahrer und gaben ihm ein
ultimatum, schnell zu verschwinden. herankommende
spaziergänger machte ich auf die beiden polizisten
aufmerksam. dankend nahmen sie einen anderen weg
 
ab heute wurden die staatlichen zwangsmassnahmen
verschärft, die strafen erhöht. besuche am strand sind
verboten. vermutlich gefährdet die ansteckungsgefahr
am menschenleeren strand den staat ganz besonders
 
während der nächsten monate werde ich vielleicht weder
arbeit suchen, noch arbeit finden können. aber ich kann
schreiben. die situation verpflichtet. gut und nicht gut

 

foto: la vie à la plage. strandleben
le pradet, 18. märz 2020

 

°   bartels, d. (1977):strandleben. in: bartels/hard (hg.) (1997): 14–48

[ l’amour dans ces temps du choléra. die liebe in diesen zeiten der cholera ]

März 18th, 2020

 

 


„comment le couvre-feu est-il appliqué ? peux-tu encore
circuler librement ou es-tu toujours chez toi, maintenant ?“

 

le matin, nous nous sommes rencontrés dans la maison
et enfin on a joué dans le jardin. il faisait ensoleillé et
chaud. oui, c’est mon quartier, ma maison, ici. mais quel
luxe d’être dans un jardin avec des enfants ! des millions
de français vivent dans des gratte-ciel de banlieue au
treizième étage sans balcon. enfermés pendant 45 jours …
 
quand ils veulent faire des courses, ils prennent les
escaliers par peur de leur voisin. combien de niveaux
d’anxiété y a-t-il chaque jour ? être enfermé pour des
familles dont le quotidien est souvent beaucoup plus
séparé … les chiffres relatifs à l’augmentation de la
violence domestique seront intéressants et éloquents
si nous les apprendrons, plus tard
 
hier, le couvre-feu commençait à midi. mais on peut
imprimer des formulaires propres et ainsi délivrer
soi-même un permis. parce qu’on veut faire de courses
nécessaires. parce que le chien doit passer par le
coin. parce qu’on est malade. absurde. ça prend
beaucoup, beaucoup de papier. après tout, il y avait
peu de circulation dans la rue le soir, mais plus que
j’ai attendu, et le supermarché du coin n’avait presque
pas de clients. jusqu’à midi, on pouvait voir des
centaines de mètres de files d’attente devant les
grands supermarchés. si tu voulais vraiment être
infecté, c’était probablement un moyen sûr d’y arriver
mais cela demandait beaucoup de patience. et pourquoi
pas ? en france, faire la queue fait partie des bonnes
et curieuses manières
 
l’attente semblait avoir désinhibé la cupidité, si bien
qu’au final, de nombreux supermarchés avaient des
rayons vides, des jours avant le couvre-feu. et pour
quoi les gens se battaient-ils ? pour les pâtes et le
papier toilette. génial. beaucoup de gens se dirigent
en fait vers la fin du monde et ils achètent. . . des
nouilles. mais c’est vraiment la fin ! je suppose que
le papier toilette a été thésaurisé par des trous du
cul, car les masques respiratoires sont vendus depuis
longtemps

 

et où est l’amour dans ces temps du choléra ?

 
—–
 

„wie setzen sie die ausgangssperre um? kannst du dich
noch frei bewegen oder bist du die ganze zeit zuhause?“

 

wir haben uns am vormittag bei der familie getroffen und
später im garten gespielt. es war warm und sonnig … na
klar. das hier ist meine gegend, mein zuhause. aber was
für ein luxus, jetzt mit den kindern in einem garten sein zu
können. millionen franzosen wohnen in hochhäusern der
vorstädte im dreizehnten stock ohne balkon. eingesperrt
für 45 tage. wenn sie einkaufen wollen, nehmen sie aus
angst vor dem nachbarn die treppe. das sind alltäglich
wieviele stufen der angst? und so lange eingesperrt zu
sein ist für familien, deren alltag oft viel getrennter verläuft
… die zahlen für den anstieg häuslicher gewalt werden
interessant und beredt sein, sofern wir sie dann erfahren
 
gestern galt ab mittags die ausgangssperre. man kann
sich formulare ausdrucken und so selber eine erlaubnis
erteilen. weil man einkaufen will. weil der hund um die
ecke muss. weil man krank ist. absurd. das braucht
viel, viel papier. immerhin war am abend wenig verkehr
auf der strasse, doch mehr als ich erwartet hatte, und
der supermarkt um die ecke hatte kaum kunden. bis
mittags konntest du in frankreich noch hundert meter
lange warteschlangen vor den grossen supermärkten
sehen. wenn man sich wirklich anstecken wollte, dann
war das wohl ein sicherer weg dahin, der allerdings viel
geduld abverlangte. aber warum nicht? in frankreich
ist geduldiges schlangestehen eine seltsame gewohnheit
 
das warten schien die gier enthemmt zu haben, so dass
am ende viele supermärkte leere regale hatten, schon
tage vor der ausgangssperre. und um was rissen sich
die leute? um nudeln und klopapier. grossartig. da geht
es für viele tatsächlich auf’s ende der welt zu und sie
kaufen … nudeln. das ist allerdings wirklich das ende!
 
das klopapier wurde, vermute ich, von arschgesichtern
gehamstert, weil atemmasken lange ausverkauft sind

 

und wo bleibt, in diesen zeiten der cholera, die liebe?

 

foto: l’amour dans ces temps du choléra
die liebe in diesen zeiten der cholera
le pradet, 18. märz 2020

[ lâcher une caisse (bouteille à la mer). einen fahren lassen (flaschenpost) ]

März 17th, 2020

 

 

un pays sous l’état couvre-feu. juste à temps, j’ai
fui vers la mer, vers ma famille, un saut dans le
temps. on s’occupe des petites choses et on dispute
des trop grandes. par exemple les nombreuses
possibilités de s’exprimer dans une autre langue
lorsqu’ils agitent des choses, qui peuvent vraiment
passionner les enfants: lâcher une caisse. (désolé!
personne ne sort pas sans permission, aujourd’hui)
 
(et j’irai à la mer, te lancerai une bouteille dans
laquelle tu pourrais lire, que je me soucie de toi)

 
—–
 

ein land unter ausgangssperre. gerade noch rechtzeitig
bin ich ans meer zurückgeflohen, zur familie, ein sprung
zurück in der zeit. wir kümmern uns um die kleinen dinge
und diskutieren über die allzu grossen. zum beispiel die
vielen möglichkeiten sich in einer anderen sprache richtig
auszudrücken, wenn’s um dinge geht, die kinder richtig
begeistern können: einen fahren lassen. (oh, verzeihung!
aber heute darf niemand ohne erlaubnis draussen fahren)
 
(und ich will ans meer gehen, eine flaschenpost werfen für
dich, worin du lesen könntest, dass ich mich um dich sorge)

 

foto: lâcher une caisse (flaschenpost)
einen fahren lassen (flaschenpost)
le pradet, 17. märz 2020

[ ophrys spec. ]

März 9th, 2020

 

 

le vent cévenol a claqué une porte derrière moi et m’a
fracassé l’index. enfin, presque. aussi handicapé, j’ai
pratiqué la photographie érotique de plantes au lieu
de travailler. voilà, un „ophrys“ que je ne connais pas
 
(alors, si quelqu’un a un conseil à me donner …?)

 
—–
 

der cévennenwind hat eine tür zugeschlagen und mir
einen finger zertrümmert. naja, fast jedenfalls. weil so
kein arbeiten möglich war, übte ich mich in erotischer
pflanzenfotographie. da: eine mir unbekannte ragwurz
 
(also, falls irgendwer einen tipp für mich hat …?)

 

foto: ophrys arachnitiformis chlorantha
(grâce à „forum ophrys“ le nom est trouvé. merci beaucoup!)
autignac, 09. märz 2020

[ un jour timide. ein schüchterner tag ]

Februar 29th, 2020

 

 

des arbres nus habitent dans les places et
les ruelles silencieuses. un monument en
pierre pour les enfants morts de la france et
sur un mur un panneau, écrit en blanc et noir

la pratique des jeux
de planche à roulettes
de rollers etc.. est
interdite conformément à
l’arrêté municipal
du 01/07/98

on s’y conforme. et quand le soleil revient
même cette ville assassinée est plutôt jolie

dans la ruelle suivante, je trouve ce café – tu
sais? – peut-être il est ouvert, mais les petites
tables en bois semblent désertes, les lampes
ne brillent pour personne. non, je n’ose pas
y entrer. c’est un jour timide, aujourd’hui

 
—–
 

die schweigenden plätze und gassen gehören kahlen
bäumen. für die toten kinder frankreichs ein denkmal
in stein, an einem haus ein schild, weiss auf schwarz

das ausüben von spielen
mit skateboards
rollschuhen etc… ist
verboten gemäss
kommunaler verordnung
vom 01.07.98

man hält sich dran. und als die sonne hervorkommt, da
sieht sogar diese getötete stadt irgendwie hübsch aus

eine gasse weiter finde ich dies café – du weisst? – es
ist wohl geöffnet, aber die kleinen holztische scheinen
verwaist, die lampen leuchten für niemanden. ich traue
mich nicht einzutreten. heute ist ein schüchterner tag

 

foto: un jour timide. ein schüchterner tag
bédarieux, 29. februar 2020

[ l’eau et le rocher. wasser und fels ]

Februar 26th, 2020

 

 

se réveiller au bord de ce ruisseau. le soleil brillait comme
en pleine été dans le nord. mon bain était glacé. alors, j’ai
voulu grimper et j’ai sauté par-dessus les pierres jusqu’à
l’autre rive. enfin montant le versant, pas à pas, lorsqu’une
peur me colle au rocher: tu ne sortiras jamais, jamais de là

pendant longtemps je me suis couché, avec le regard au
soleil, le dos à la montagne, jusqu’à ce que le courage me
revienne. donc, je suis monté et encore descendu mètres
par mètres, en explorant les fragments des rochers et la
végétation autour de la source, jusqu’à ce que je puisse
encore faire confiance à mes sens et à tous mes membres

presque seuls, mes pieds ont trouvé le chemin du retour
presque aussi sûrs qu’à l’époque, si j’ai sauté par-dessus
des terrils de pierre, tout avertissement au vent, la roche
dure m’était plus sûre que les eaux inconnues de la vie

 
—–
 

aufwachen am ufer dieses baches. die sonne glühte wie an
einem mittsommertag im norden. eiskalt war mein bad. da
wollte ich klettern und sprang über die steine zum anderen
ufer, stieg den abhang hinauf, tritt um tritt, bis eine angst
mich an den felsen klebte: da kommst du nie wieder raus

lange lag ich mit dem blick zur sonne, mit dem rücken zum
berg, bis der mut zu mir zurückgeschlichen kam. also stieg
ich um meter auf und um meter wieder ab, erforschte die
brocken der steine und die pflanzen der quellflur, bis ich
meinen sinnen und allen gliedern wieder vertrauen mochte

den rückweg fanden meine füsse fast alleine, beinahe so
sicher wie damals, als ich, alle warnungen in den wind
schlagend, über steinhalden hinab sprang, der harte fels
mir sicherer war, als die unbekannten wasser des lebens

 

foto: l’eau et le rocher. wasser und fels
colombière sur l’orb, 23. februar 2020

[ en attente ]

Februar 17th, 2020

 
en attente, je me suis souvenu de cette chanson, qui était
enrégistrée comme „pilotspur“ (c’est un enregistrement
provisoire), sans effet téchnique, justement pour des
répétitions avec le guitariste américain peter griggs

 
—–
 

beim warten erinnerte ich mich an diesen chanson, den wir
ohne technische effekte als „pilotspur“ für proben mit dem
amerikanischen gitarristen peter griggs aufgenommen hatten

 

‚als ich bei dir war‘ (03-02-2005) (mp3; 13,9mb)
 

[ interprétations ]

Februar 14th, 2020

 

 

d’après ce dictionnaire, on traduit charge d’épreuve avec
probebelastung. automatiquement, je lis belastungsprobe

on y trouve un grand nombre d’inexactitudes ou d’erreurs
mais je peux vivre avec elles; c’est un vieux livre, nous
travaillons ensemble depuis longtemps. je suis habitué aux

surprises. un oeuvre, ne faudrait-il pas être assez stable
avant que la charge ne soit testée? n’aurait-elle pas besoin
de développement? n’aurait-elle pas besoin de maturité?

aujourd’hui, le soleil brille sur notre terrasse. je savoure
de la brûlure sur la peau. j’éteinds la brûlure au fond
de ma gorge avec un café tiède et je tourne la page

suivante. in bewegung setzen. c’est voilà ! mettre en
branle
. as-tu m’apporté un timide oui ou un sûr non ?


(puis, je suis sortis de la gorge. sauter dans l’eau
froide, délaver la tristesse, rentrer à la maison et
… s’endormir. j’ai rêvé que nous étions en route.)

 
—–
 

nach diesem wörterbuch wird charge d’épreuve übersetzt
mit probebelastung. automatisch lese ich belastungsprobe

zahlreiche ungenauigkeiten oder fehler finden sich, doch
ich kann damit leben; dies ist ein altes buch, wir arbeiten
schon lange zusammen. überraschungen bin ich gewohnt

sollte ein gewerk nicht ausreichend stabil sein, bevor eine
belastung erprobt wird? brauchte es nicht entwicklung? reife?

heute glüht die sonne über unserer terrasse. ich geniesse
das brennen auf der haut, spüle das brennen hinten in der
der kehle mit einem lauwarmen kaffee hinunter, blättere

um: in bewegung setzen. das ist’s! mettre en branle. hattest
du ein schüchternes ja mitgebracht oder ein sicheres nein?


(dann fuhr ich los zur schlucht. eintauchen ins kalte
wasser, traurigkeit wegspülen, zurückkommen und
… einschlafen. ich träumte, wir wären unterwegs.)

 

foto: gorges de colombières
colombière, 14. februar 2020

[ il faut qu’on parle ]

Februar 10th, 2020





pendu devant les montagnes, un arc-en-ciel. ‚tu vois, ce que
tu perdrais ?‘, demande-t-il. – oui, je le sais. il faut qu’on parle

 
—–
 

vor den bergen aufgehängt, ein regenbogen. ‚du siehst, was du
verlieren würdest?‘ fragt er. – ja, ich weiss es. wir müssen reden


foto: arc-en-ciel
autignac, 10. februar 2020

[ au-dessus le soleil brillant ]

Februar 7th, 2020



les larmes de joie et de peine, retrouvées
entre les cailloux descendent ta rivière
en ramenant l’enfance et l’avenir

au-dessus le soleil brillant, chaud, doux
comme s’il voulait te guérir, te touchant comme
l’amour secret, caché dans les rêves

 
—–
 

die tränen der freude und der trauer, gefunden
zwischen den steinen, treiben deinen fluss hinab
bringen dir kindheit und zukunft zurück

darüber strahlt eine sonne, warm, weich
als ob sie dich heilen wollte, dich streichelnd wie
eine heimliche liebe, versteckt in den träumen


foto: darüber strahlt eine sonne
bédarieux, 07. februar 2020

[ qui manque … ]

Februar 3rd, 2020



foto: … et qui t’attend
bédarieux, 03. februar 2020

[ finis terrae II ]

Februar 1st, 2020


ici, c’est moi l’extraterrestre. seul l’étranger arrête sa voiture
laissant les autres traverser la rue. alors, justement, je me suis
arrêté pour deux cyclistes. un homme, une femme. la femme
avec un chapeau tricoté. une hésitation, un regard au loin, un
regard ici. c’est ainsi que je t’ai reconnue enfin

si je disais, que jusque-là mon monde allait bien, ce ne serait
pas vrai. les fantômes de ce monde ne m’invitent pas à rester
et je ne suis pas sûr de pouvoir le supporter. où le vouloir

avant notre rencontre, j’étais encore là-bas, au bord de la rivière
et je posait ce caillou en forme de coeur dans les eaux proches
du rivage, pour que tu puisse le trouver, un jour. Donc, si je te
disait que mon monde allait bien jusqu’à présent, je mentirai

 
—–
 


hier bin ich der alien. nur aliens stoppen ihr auto, um wartende
über die strasse zu lassen. also hielt ich, eben vorhin, für zwei
fahrradfahrer. ein mann, eine frau. eine frau mit strickmütze. am
zögern, am wegschauen, am herschauen hab ich dich erkannt

würde ich sagen, dass bis dahin meine welt in ordnung war, das
stimmte nicht. die geister dieser welt laden nicht zum bleiben
ein und ich bin nicht sicher, ob ich durchhalten kann. oder will

bevor wir uns trafen, war ich wieder unten am fluss, legte diesen
stein in form eines herzens ins ufernahe wasser, damit du ihn
finden könntest, irgendwann. würde ich dir also sagen, dass bis
eben meine welt noch in ordnung war, das wäre glatt gelogen


autignac, 01. februar 2020

[ finis terrae ]

Januar 31st, 2020




das land am ende der welt ist ein land des wartens. ein land voller
ungeduld. finis terrae, land der begrenzungen. wo kein zaun, wird
er erdacht. steine rollen in den weg. worte fallen sich ins wort. hier
denken geister der vergangenheit. hier trommelt das prinzip. hier
geht der zerbrochne krug, am ende allen wegs, zum toten brunnen


foto: finis terrae
autignac, 28. januar 2020

[ sous-coutanée ]

Januar 26th, 2020




der einstieg ist ein schwarzes loch im fels. in zwei meter
tiefe ein schmaler absatz, wenige fussbreit, seitlich eine
erste eisenleiter, die lange vor meiner zeit stabil verankert
war. vor dem abstieg nahm ich mir die zeit, die es braucht
um meine angst, die alte begleiterin, gehen zu lassen wie
die eine, längst vergangene liebe, ohne bedauern. die leiter
greifend, alles sichere verlassend, glitt ich unter die haut


foto: grotte de soumartre
soumartre, 18. januar 2020