[ vie à la plage. strandleben ] °

März 19th, 2020

 

 

hier, un repos idyllique à la plage. sur la photo, on ne
voit pas l’hélicopter qui passait de temps à temps en
patrouille à basse altitude. ou la distance entre les
quelques personnes qui se trouvent sur la plage. et
les patrouilles des gendarmes. et la rigidité taciturne
lorsque les gens se rencontrent. quand je retournais
au parking pour récupérer mon vélo, les gendarmes
ont contrôlé un chauffeur de camion étranger et lui
donnaient un ultimatum pour sortir rapidement. j’ai
attiré l’attention aux marcheurs en approche sur les
deux flics. avec des remerciements ils changaient
leur chemin
 
à compter d’aujourd’hui, les mésures coercitives du
gouvernernent ont été renforcées et les sanctions
ont été aggravées. aussi les visites à la plage sont
interdites. le danger d’infection sur une plage déserte
est probablement une menace particulière pour l’état
 
pendant les prochains mois, peut-être, je ne pourrais
pas chercher ni ne trouver de travail. mais je sais
écrire. que la situation oblige. bon et pas bon

 
—–
 

eine idyllische ruhe am strand, gestern. nicht auf dem
bild zu sehen ist der hubschrauber, der von zeit zu zeit
auf patrouille im tiefflug vorbeikam. oder der abstand
zwischen den wenigen menschen am strand. und die
polizeistreifen. die wortkarge steifheit, wenn menschen
sich begegnen. als ich später zum parkplatz zurück zu
meinem fahrrad kam, kontrollierten polizisten einen
ausländischen lastwagenfahrer und gaben ihm ein
ultimatum, schnell zu verschwinden. herankommende
spaziergänger machte ich auf die beiden polizisten
aufmerksam. dankend nahmen sie einen anderen weg
 
ab heute wurden die staatlichen zwangsmassnahmen
verschärft, die strafen erhöht. besuche am strand sind
verboten. vermutlich gefährdet die ansteckungsgefahr
am menschenleeren strand den staat ganz besonders
 
während der nächsten monate werde ich vielleicht weder
arbeit suchen, noch arbeit finden können. aber ich kann
schreiben. die situation verpflichtet. gut und nicht gut

 

foto: la vie à la plage. strandleben
le pradet, 18. märz 2020

 

°   bartels, d. (1977):strandleben. in: bartels/hard (hg.) (1997): 14–48

[ l’amour dans ces temps du choléra. die liebe in diesen zeiten der cholera ]

März 18th, 2020

 

 


„comment le couvre-feu est-il appliqué ? peux-tu encore
circuler librement ou es-tu toujours chez toi, maintenant ?“

 

le matin, nous nous sommes rencontrés dans la maison
et enfin on a joué dans le jardin. il faisait ensoleillé et
chaud. oui, c’est mon quartier, ma maison, ici. mais quel
luxe d’être dans un jardin avec des enfants ! des millions
de français vivent dans des gratte-ciel de banlieue au
treizième étage sans balcon. enfermés pendant 45 jours …
 
quand ils veulent faire des courses, ils prennent les
escaliers par peur de leur voisin. combien de niveaux
d’anxiété y a-t-il chaque jour ? être enfermé pour des
familles dont le quotidien est souvent beaucoup plus
séparé … les chiffres relatifs à l’augmentation de la
violence domestique seront intéressants et éloquents
si nous les apprendrons, plus tard
 
hier, le couvre-feu commençait à midi. mais on peut
imprimer des formulaires propres et ainsi délivrer
soi-même un permis. parce qu’on veut faire de courses
nécessaires. parce que le chien doit passer par le
coin. parce qu’on est malade. absurde. ça prend
beaucoup, beaucoup de papier. après tout, il y avait
peu de circulation dans la rue le soir, mais plus que
j’ai attendu, et le supermarché du coin n’avait presque
pas de clients. jusqu’à midi, on pouvait voir des
centaines de mètres de files d’attente devant les
grands supermarchés. si tu voulais vraiment être
infecté, c’était probablement un moyen sûr d’y arriver
mais cela demandait beaucoup de patience. et pourquoi
pas ? en france, faire la queue fait partie des bonnes
et curieuses manières
 
l’attente semblait avoir désinhibé la cupidité, si bien
qu’au final, de nombreux supermarchés avaient des
rayons vides, des jours avant le couvre-feu. et pour
quoi les gens se battaient-ils ? pour les pâtes et le
papier toilette. génial. beaucoup de gens se dirigent
en fait vers la fin du monde et ils achètent. . . des
nouilles. mais c’est vraiment la fin ! je suppose que
le papier toilette a été thésaurisé par des trous du
cul, car les masques respiratoires sont vendus depuis
longtemps

 

et où est l’amour dans ces temps du choléra ?

 
—–
 

„wie setzen sie die ausgangssperre um? kannst du dich
noch frei bewegen oder bist du die ganze zeit zuhause?“

 

wir haben uns am vormittag bei der familie getroffen und
später im garten gespielt. es war warm und sonnig … na
klar. das hier ist meine gegend, mein zuhause. aber was
für ein luxus, jetzt mit den kindern in einem garten sein zu
können. millionen franzosen wohnen in hochhäusern der
vorstädte im dreizehnten stock ohne balkon. eingesperrt
für 45 tage. wenn sie einkaufen wollen, nehmen sie aus
angst vor dem nachbarn die treppe. das sind alltäglich
wieviele stufen der angst? und so lange eingesperrt zu
sein ist für familien, deren alltag oft viel getrennter verläuft
… die zahlen für den anstieg häuslicher gewalt werden
interessant und beredt sein, sofern wir sie dann erfahren
 
gestern galt ab mittags die ausgangssperre. man kann
sich formulare ausdrucken und so selber eine erlaubnis
erteilen. weil man einkaufen will. weil der hund um die
ecke muss. weil man krank ist. absurd. das braucht
viel, viel papier. immerhin war am abend wenig verkehr
auf der strasse, doch mehr als ich erwartet hatte, und
der supermarkt um die ecke hatte kaum kunden. bis
mittags konntest du in frankreich noch hundert meter
lange warteschlangen vor den grossen supermärkten
sehen. wenn man sich wirklich anstecken wollte, dann
war das wohl ein sicherer weg dahin, der allerdings viel
geduld abverlangte. aber warum nicht? in frankreich
ist geduldiges schlangestehen eine seltsame gewohnheit
 
das warten schien die gier enthemmt zu haben, so dass
am ende viele supermärkte leere regale hatten, schon
tage vor der ausgangssperre. und um was rissen sich
die leute? um nudeln und klopapier. grossartig. da geht
es für viele tatsächlich auf’s ende der welt zu und sie
kaufen … nudeln. das ist allerdings wirklich das ende!
 
das klopapier wurde, vermute ich, von arschgesichtern
gehamstert, weil atemmasken lange ausverkauft sind

 

und wo bleibt, in diesen zeiten der cholera, die liebe?

 

foto: l’amour dans ces temps du choléra
die liebe in diesen zeiten der cholera
le pradet, 18. märz 2020

[ lâcher une caisse (bouteille à la mer). einen fahren lassen (flaschenpost) ]

März 17th, 2020

 

 

un pays sous l’état couvre-feu. juste à temps, j’ai
fui vers la mer, vers ma famille, un saut dans le
temps. on s’occupe des petites choses et on dispute
des trop grandes. par exemple les nombreuses
possibilités de s’exprimer dans une autre langue
lorsqu’ils agitent des choses, qui peuvent vraiment
passionner les enfants: lâcher une caisse. (désolé!
personne ne sort pas sans permission, aujourd’hui)
 
(et j’irai à la mer, te lancerai une bouteille dans
laquelle tu pourrais lire, que je me soucie de toi)

 
—–
 

ein land unter ausgangssperre. gerade noch rechtzeitig
bin ich ans meer zurückgeflohen, zur familie, ein sprung
zurück in der zeit. wir kümmern uns um die kleinen dinge
und diskutieren über die allzu grossen. zum beispiel die
vielen möglichkeiten sich in einer anderen sprache richtig
auszudrücken, wenn’s um dinge geht, die kinder richtig
begeistern können: einen fahren lassen. (oh, verzeihung!
aber heute darf niemand ohne erlaubnis draussen fahren)
 
(und ich will ans meer gehen, eine flaschenpost werfen für
dich, worin du lesen könntest, dass ich mich um dich sorge)

 

foto: lâcher une caisse (flaschenpost)
einen fahren lassen (flaschenpost)
le pradet, 17. märz 2020

[ ophrys spec. ]

März 9th, 2020

 

 

le vent cévenol a claqué une porte derrière moi et m’a
fracassé l’index. enfin, presque. aussi handicapé, j’ai
pratiqué la photographie érotique de plantes au lieu
de travailler. voilà, un „ophrys“ que je ne connais pas
 
(alors, si quelqu’un a un conseil à me donner …?)

 
—–
 

der cévennenwind hat eine tür zugeschlagen und mir
einen finger zertrümmert. naja, fast jedenfalls. weil so
kein arbeiten möglich war, übte ich mich in erotischer
pflanzenfotographie. da: eine mir unbekannte ragwurz
 
(also, falls irgendwer einen tipp für mich hat …?)

 

foto: ophrys arachnitiformis chlorantha
(grâce à „forum ophrys“ le nom est trouvé. merci beaucoup!)
autignac, 09. märz 2020

[ un jour timide. ein schüchterner tag ]

Februar 29th, 2020

 

 

des arbres nus habitent dans les places et
les ruelles silencieuses. un monument en
pierre pour les enfants morts de la france et
sur un mur un panneau, écrit en blanc et noir

la pratique des jeux
de planche à roulettes
de rollers etc.. est
interdite conformément à
l’arrêté municipal
du 01/07/98

on s’y conforme. et quand le soleil revient
même cette ville assassinée est plutôt jolie

dans la ruelle suivante, je trouve ce café – tu
sais? – peut-être il est ouvert, mais les petites
tables en bois semblent désertes, les lampes
ne brillent pour personne. non, je n’ose pas
y entrer. c’est un jour timide, aujourd’hui

 
—–
 

die schweigenden plätze und gassen gehören kahlen
bäumen. für die toten kinder frankreichs ein denkmal
in stein, an einem haus ein schild, weiss auf schwarz

das ausüben von spielen
mit skateboards
rollschuhen etc… ist
verboten gemäss
kommunaler verordnung
vom 01.07.98

man hält sich dran. und als die sonne hervorkommt, da
sieht sogar diese getötete stadt irgendwie hübsch aus

eine gasse weiter finde ich dies café – du weisst? – es
ist wohl geöffnet, aber die kleinen holztische scheinen
verwaist, die lampen leuchten für niemanden. ich traue
mich nicht einzutreten. heute ist ein schüchterner tag

 

foto: un jour timide. ein schüchterner tag
bédarieux, 29. februar 2020

[ l’eau et le rocher. wasser und fels ]

Februar 26th, 2020

 

 

se réveiller au bord de ce ruisseau. le soleil brillait comme
en pleine été dans le nord. mon bain était glacé. alors, j’ai
voulu grimper et j’ai sauté par-dessus les pierres jusqu’à
l’autre rive. enfin montant le versant, pas à pas, lorsqu’une
peur me colle au rocher: tu ne sortiras jamais, jamais de là

pendant longtemps je me suis couché, avec le regard au
soleil, le dos à la montagne, jusqu’à ce que le courage me
revienne. donc, je suis monté et encore descendu mètres
par mètres, en explorant les fragments des rochers et la
végétation autour de la source, jusqu’à ce que je puisse
encore faire confiance à mes sens et à tous mes membres

presque seuls, mes pieds ont trouvé le chemin du retour
presque aussi sûrs qu’à l’époque, si j’ai sauté par-dessus
des terrils de pierre, tout avertissement au vent, la roche
dure m’était plus sûre que les eaux inconnues de la vie

 
—–
 

aufwachen am ufer dieses baches. die sonne glühte wie an
einem mittsommertag im norden. eiskalt war mein bad. da
wollte ich klettern und sprang über die steine zum anderen
ufer, stieg den abhang hinauf, tritt um tritt, bis eine angst
mich an den felsen klebte: da kommst du nie wieder raus

lange lag ich mit dem blick zur sonne, mit dem rücken zum
berg, bis der mut zu mir zurückgeschlichen kam. also stieg
ich um meter auf und um meter wieder ab, erforschte die
brocken der steine und die pflanzen der quellflur, bis ich
meinen sinnen und allen gliedern wieder vertrauen mochte

den rückweg fanden meine füsse fast alleine, beinahe so
sicher wie damals, als ich, alle warnungen in den wind
schlagend, über steinhalden hinab sprang, der harte fels
mir sicherer war, als die unbekannten wasser des lebens

 

foto: l’eau et le rocher. wasser und fels
colombière sur l’orb, 23. februar 2020

[ en attente ]

Februar 17th, 2020

 
en attente, je me suis souvenu de cette chanson, qui était
enrégistrée comme „pilotspur“ (c’est un enregistrement
provisoire), sans effet téchnique, justement pour des
répétitions avec le guitariste américain peter griggs

 
—–
 

beim warten erinnerte ich mich an diesen chanson, den wir
ohne technische effekte als „pilotspur“ für proben mit dem
amerikanischen gitarristen peter griggs aufgenommen hatten

 

‚als ich bei dir war‘ (03-02-2005) (mp3; 13,9mb)
 

[ interprétations ]

Februar 14th, 2020

 

 

d’après ce dictionnaire, on traduit charge d’épreuve avec
probebelastung. automatiquement, je lis belastungsprobe

on y trouve un grand nombre d’inexactitudes ou d’erreurs
mais je peux vivre avec elles; c’est un vieux livre, nous
travaillons ensemble depuis longtemps. je suis habitué aux

surprises. un oeuvre, ne faudrait-il pas être assez stable
avant que la charge ne soit testée? n’aurait-elle pas besoin
de développement? n’aurait-elle pas besoin de maturité?

aujourd’hui, le soleil brille sur notre terrasse. je savoure
de la brûlure sur la peau. j’éteinds la brûlure au fond
de ma gorge avec un café tiède et je tourne la page

suivante. in bewegung setzen. c’est voilà ! mettre en
branle
. as-tu m’apporté un timide oui ou un sûr non ?


(puis, je suis sortis de la gorge. sauter dans l’eau
froide, délaver la tristesse, rentrer à la maison et
… s’endormir. j’ai rêvé que nous étions en route.)

 
—–
 

nach diesem wörterbuch wird charge d’épreuve übersetzt
mit probebelastung. automatisch lese ich belastungsprobe

zahlreiche ungenauigkeiten oder fehler finden sich, doch
ich kann damit leben; dies ist ein altes buch, wir arbeiten
schon lange zusammen. überraschungen bin ich gewohnt

sollte ein gewerk nicht ausreichend stabil sein, bevor eine
belastung erprobt wird? brauchte es nicht entwicklung? reife?

heute glüht die sonne über unserer terrasse. ich geniesse
das brennen auf der haut, spüle das brennen hinten in der
der kehle mit einem lauwarmen kaffee hinunter, blättere

um: in bewegung setzen. das ist’s! mettre en branle. hattest
du ein schüchternes ja mitgebracht oder ein sicheres nein?


(dann fuhr ich los zur schlucht. eintauchen ins kalte
wasser, traurigkeit wegspülen, zurückkommen und
… einschlafen. ich träumte, wir wären unterwegs.)

 

foto: gorges de colombières
colombière, 14. februar 2020

[ il faut qu’on parle ]

Februar 10th, 2020





pendu devant les montagnes, un arc-en-ciel. ‚tu vois, ce que
tu perdrais ?‘, demande-t-il. – oui, je le sais. il faut qu’on parle

 
—–
 

vor den bergen aufgehängt, ein regenbogen. ‚du siehst, was du
verlieren würdest?‘ fragt er. – ja, ich weiss es. wir müssen reden


foto: arc-en-ciel
autignac, 10. februar 2020

[ au-dessus le soleil brillant ]

Februar 7th, 2020



les larmes de joie et de peine, retrouvées
entre les cailloux descendent ta rivière
en ramenant l’enfance et l’avenir

au-dessus le soleil brillant, chaud, doux
comme s’il voulait te guérir, te touchant comme
l’amour secret, caché dans les rêves

 
—–
 

die tränen der freude und der trauer, gefunden
zwischen den steinen, treiben deinen fluss hinab
bringen dir kindheit und zukunft zurück

darüber strahlt eine sonne, warm, weich
als ob sie dich heilen wollte, dich streichelnd wie
eine heimliche liebe, versteckt in den träumen


foto: darüber strahlt eine sonne
bédarieux, 07. februar 2020

[ qui manque … ]

Februar 3rd, 2020



foto: … et qui t’attend
bédarieux, 03. februar 2020

[ finis terrae II ]

Februar 1st, 2020


ici, c’est moi l’extraterrestre. seul l’étranger arrête sa voiture
laissant les autres traverser la rue. alors, justement, je me suis
arrêté pour deux cyclistes. un homme, une femme. la femme
avec un chapeau tricoté. une hésitation, un regard au loin, un
regard ici. c’est ainsi que je t’ai reconnue enfin

si je disais, que jusque-là mon monde allait bien, ce ne serait
pas vrai. les fantômes de ce monde ne m’invitent pas à rester
et je ne suis pas sûr de pouvoir le supporter. où le vouloir

avant notre rencontre, j’étais encore là-bas, au bord de la rivière
et je posait ce caillou en forme de coeur dans les eaux proches
du rivage, pour que tu puisse le trouver, un jour. Donc, si je te
disait que mon monde allait bien jusqu’à présent, je mentirai

 
—–
 


hier bin ich der alien. nur aliens stoppen ihr auto, um wartende
über die strasse zu lassen. also hielt ich, eben vorhin, für zwei
fahrradfahrer. ein mann, eine frau. eine frau mit strickmütze. am
zögern, am wegschauen, am herschauen hab ich dich erkannt

würde ich sagen, dass bis dahin meine welt in ordnung war, das
stimmte nicht. die geister dieser welt laden nicht zum bleiben
ein und ich bin nicht sicher, ob ich durchhalten kann. oder will

bevor wir uns trafen, war ich wieder unten am fluss, legte diesen
stein in form eines herzens ins ufernahe wasser, damit du ihn
finden könntest, irgendwann. würde ich dir also sagen, dass bis
eben meine welt noch in ordnung war, das wäre glatt gelogen


autignac, 01. februar 2020

[ finis terrae ]

Januar 31st, 2020




das land am ende der welt ist ein land des wartens. ein land voller
ungeduld. finis terrae, land der begrenzungen. wo kein zaun, wird
er erdacht. steine rollen in den weg. worte fallen sich ins wort. hier
denken geister der vergangenheit. hier trommelt das prinzip. hier
geht der zerbrochne krug, am ende allen wegs, zum toten brunnen


foto: finis terrae
autignac, 28. januar 2020

[ sous-coutanée ]

Januar 26th, 2020




der einstieg ist ein schwarzes loch im fels. in zwei meter
tiefe ein schmaler absatz, wenige fussbreit, seitlich eine
erste eisenleiter, die lange vor meiner zeit stabil verankert
war. vor dem abstieg nahm ich mir die zeit, die es braucht
um meine angst, die alte begleiterin, gehen zu lassen wie
die eine, längst vergangene liebe, ohne bedauern. die leiter
greifend, alles sichere verlassend, glitt ich unter die haut


foto: grotte de soumartre
soumartre, 18. januar 2020

[ adoption ]

Januar 6th, 2020




der kater zeigte sich mir erst später, nachdem ich im
dunkel rufend und pfeifend ums haus herum lief. er sei
durch meine abwesenheit sehr verstört gewesen, wurde
mir berichtet, habe aus protest das haus zugeschissen

zärtlich gräbt er die zähne in meine hände und liegt dann
endlich still, sich (und mich) mit seinen krallen haltend


foto: adoption
autignac, 05. januar 2020

[ béton III ]

Dezember 24th, 2019




das kalte wasser ist wie eine taufe. nur eben mal mit den
füssen, klar, mitten in der stadt und mitten am tag, und
dennoch fühlt es sich an wie ein ankommen. viele jahre
nur von diesem fluss geträumt und jetzt … irgendetwas
suche ich zwischen den steinen, irgendetwas verlorenes
oder zu findendes, eine erinnerung, die fehlt, oder ein
traum vielleicht. zwischen all den steinen liegen bilder
von dieter, der jetzt einfach weg ist. und, ja, es ist gut

wenn von euch in zukunft jemand stirbt, ich will’s nicht
wissen, schweigt einfach, ich will euch alle fern ganz nah
behalten. was unsinn ist. genauso unsinnig wie irgendwas
zwischen steinen dieses flusses zu suchen, wo gerade die
sonne durch die wolken bricht, aber hier, an diesem ende
der welt, am rand von beton, scheint sie halt nicht für alle


foto: l’orb
bédarieux, 24. dezember 2019

[ un dernier adieu ]

Dezember 23rd, 2019



meinem freund dieter, der zu seiner letzten fahrt aufgebrochen ist

„the bridge“ (mp3, 8.9mb oder wav, 48.2mb)


foto: schaffhausen, 13. juli 2015

[ katze im glück ]

Dezember 11th, 2019



aujourd’hui, je vous présente un chat noir: zizou ! er ist
schwarz. (naja, fast überall.) er ist schüchtern. ausser es
geht um’s essen. dann wirft er sich in deinen weg, dann
drängt er sich in den vordergrund, jegliche zurückhaltung
vergessend. mit einer handvoll schiesst man ihn ins glück


foto: chat dans le bonheur
autignac, 11. dezember 2019

[ béton II ]

Dezember 10th, 2019



„(…) je ne pense pas que ça marche (…)“


jene poststelle, die wenige minuten vorher geschlossen
hatte, als wir gestern abend hinsausten, ist seit heute
endgültig zu. betrieb eingestellt. nächste möglichkeit
drei kilometer weiter in lamalou, solange bis bei der post
in bédarieux die „traveaux urgents“ abgeschlossen sind

in lamalou habe ich zum ersten mal verstanden, weil mit
eigenem auge gesehen, warum „normale“ briefpost als
„s-mail“ oder „schneckenpost“ bezeichnet wurde. das
in-zeitlupe-bewegen ist eine grosse kunst, die hier
meisterlich vorgeführt wird. laden brechend voll, zwei
klimaanlagen auf anschlag hochgedreht lassen in den
ecken formulare aufwirbeln und die angestaute geduld
ist schon zu riechen. dann … diese kunst. meisterlich

als der für mich zuständige gemessen seinen abgesenkten
blick vom tresen hochschraubte, um mir mitzuteilen, dass
die eine rechnung, die meine „attestation d’hébergement“
bestätigen sollte, zu alt, weil aus dem juni sei, ich schon
anfing, meine lungen mit luft vollzupumpen, wandte er
sich brummend ab, entliess mich mit einer geste. etwa so


nachtrag: es gibt wunder und sie geschehen nicht in lourdes
oder wo auch immer behauptet, nein, es ist la garde. mein
brief mit der bankkarte wurde in la garde ausgehändigt und
ist nun quasi auf dem weg zu mir. nach viereinhalb monaten
endlich die kontokarte. stetes klopfen höhlt auch hier beton


foto: la mare zwischen bédarieux und hérépian
10. dezember 2019

[ béton ]

Dezember 9th, 2019



„ce matin, j’étais à la poste à bédarieux. mais, merde, (…)“


„heute vormittag war ich bei der post in bédarieux. aber
scheisse, sie war ausser betrieb und gerade auf die andere
seite von bédarieux umgezogen. dort aber verwies man mich
an die für bankangelegenheiten zuständige postfiliale, die
sei nur zwei, drei kilometer entfernt. dort, wiederum, war
man interessiert – nachdem ich ein paar versteckte hürden
überwinden konnte, um einzutreten. unglücklicherweise war
man nicht in der lage das dokument, das meinen wohnsitz
bestätigen sollte, anzuerkennen, weil es bei der post dafür
ein eigenes formular gibt. und man begann, in irgendwelchen
schubladen danach zu suchen. schliesslich gab man mir ein
formular, mit dem du wenigstens das einschreiben mit meiner
bankkarte in la garde abholen könntest. das hier ist es. aber
ich bezweifle, dass man es dir geben wird; auf dem formular
steht meine aktuelle adresse, auf dem bankbrief meine alte
in le pradet. könntest du es vielleicht trotzdem versuchen?“


foto: béton. hier kriegt man alles geregelt
bédarieux, 09. dezember 2019